Et puis en plus, je suis assomée de travail. Et puis je dois mal gérer mon travail. Je ne peux pas vous dire pourquoi sinon ce serait déjà rentré dans l'ordre. Mais j'ai pris une nouvelle résolution pour 2009; bosser plus. Et puis quand je prends du recul, je vois que je bosse déjà plus que la normale, mais j'ai l'impression que ce n'est jamais assez, que je ne suis pas encore aux limites de la crise de nerfs, et que donc je devrais continuer. En fait c'est bien simple, il faudrait que je bosse, sans avoir le temps de ne rien faire d'autre pour ne pas pouvoir me reprocher de n'avoir pas fait le maximum ... J'ai déjà commencé à gagner du temps sur les repas, j'ai allongé ma soirée, je révise même le midi. Vous allez vous dire "elle raconte des cracs, tenir le coup en bossant autant ce n'est pas possible." Et pourtant si, parce que tout ces efforts perdent de leur valeur lorsque je rentre tous les soirs, et qu'au lieu de me plonger dans mes cours, je prends le temps de gouter, et de me poser sur le canapé. Et là tout s'écroule : vague de fénaientise. Je reste ainsi une heure ... Je suis tellement nul. J'aurais jamais dû aller en S.
Dispensée de sport !! Jusqu'à retour d'un sommeil normal. "Trop de malaises." Je me rends compte que je me tue, oui je m'en rends compte. Mais, ce n'est pas encore assez, il faut que j'aille encore plus loin !! Quand je commence à m'embrouiller devant ma feuille de controle, non ce n'est pas un manque de confiance en moi, non ce n'est pas ça, je n'avais qu'à apprendre plus, c'est mal dans ma tête !! Mais qu'est-ce que je foue en S avec des capacités pareilles ? Enfin bon, que ça se déguise en problème d'assurance, au moins personne ne verra à quel point je me détruis.
Mon médecin : Il faut que tu dormes tu sais, apprendre en étant fatiguée ne sert à rien. Il faut prendre CE temps là !! C'est fou de vivre ainsi ... Et puis à vouloir en faire trop ... On n'a plus envie d'en faire.
CE temps ? Mais comment le prendre ? J'en ai besoin pour autre chose. C'est fou ? Oui je suis folle, je suis folle. Je le deviens tout au moins. Moi, qui n'ai jamais supporté d'être celle qui a mal, celle qui a besoin de soutient, moi qui ai toujours rejetté cette possibilité, qui aie continué à être l'épaule sur laquelle tout le monde pouvait se reposer sans avoir à offrir la sienne, je le reconnais aujourd'hui, admettre que j'allais mal m'aurait peut être éviter tellement de choses ... Mais maintenant c'est trop tard. Je n'ai jamais prononcé la phrase "je ne vais pas bien" et serai à jamais incapable de la prononcer.
Je brûle le peu d'estime qu'il me reste de moi même. Ma force se consume jour après jour. Et je regarde leurs cendres s'envoler sans rien pouvoir faire ... Certains pourront croire en un manque de volonté. Non.
Je réponds fatigue, et incapacité d'arroser cet incendie intérieur.
Je me déteste ...
